Vous vendez un bien immobilier : pensez aux acheteurs étrangers !
Les étrangers recherchent des biens immobiliers en France et deviennent souvent des acquéreurs intéressants. Pour vendre un bien immobilier, il ne faut pas oublier ce segment de clientèle.
“Un acheteur étranger n’a pas la même perception du marché qu’un acheteur local. Il recherche des biens différents. Cela peut être une habitation de prestige comme une villa sur la côte d’Azur ou un grand appartement parisien. Cela peut aussi être une vieille ferme en Bretagne ou une ruine dans le Massif central. Sur Paris, il n’est pas rare de voir un acheteur obnubilé par des appartements atypiques dans des quartiers que les Parisiens n’apprécient pas particulièrement “, constate De Particulier à Particulier (PAP) qui a une expérience dans ce domaine et lance désormais une nouvelle option - la diffusion européenne - permettant de toucher les acquéreurs potentiels de 12 pays européens par l’intermédiaire de 13 sites leaders.
Autrement dit, pour un candidat à la vente d’un bien immobilier, l’acheteur étranger est complémentaire de l’acheteur français. Ainsi, selon une étude de février 2009 réalisée par Perval, les notaires d’Ile de France, et l’Observatoire BNP Paribas International Buyers, la proportion de ventes réalisées à des étrangers est la suivante :
- à Paris : une vente sur six
- sur la Côte d’Azur : une vente sur quatre
- et pour le reste de la France : une vente sur vingt.
Des ventes effectuées à un prix plus élevé
Dans la plupart des cas, un acheteur étranger sait qu’il est en position défavorable pour négocier par rapport à un acheteur local. Ce phénomène explique pourquoi, en moyenne, les étrangers achètent leur bien plus cher qu’un acheteur local.
La moyenne de prix de vente nationale pour les résidents français est de 217.000 euros, elle est de 258.000 euros pour les résidents étrangers.
Par ailleurs, plus de 50% des transactions faites avec des étrangers sont payées sans prêt bancaire, ce qui évite certaines clauses suspensives des compromis de vente… et les remises en cause de dernière minute.
BERNARD LE COURT, Les Echos