Le nucléaire, le socle de la politique industrielle française
Le chef de l’État a confirmé la construction d’un deuxième réacteur de type EPR dans l’hexagone. Son implantation pourrait être décidée dès début 2009. A ses yeux, le nouveau contexte énergétique mondial offre à la filière nucléaire française une « opportunité exceptionnelle ».
La France comptera sans doute 60 réacteurs nucléaires en 2020. A l’occasion de sa visite au Creusot (Saône-et-Loire), Nicolas Sarkozy a confirmé hier la construction d’une deuxième tranche de type EPR sur le sol français. Elle viendra s’ajouter dans une dizaine d’années à celle qui se construit actuellement à Flamanville (Manche), et dont la mise en service est programmée pour 2012. Cette décision de principe doit maintenant être inscrite dans la Programmation pluriannuelle des investissements (PPI) de production électrique, qui sera soumise au Parlement avant la fin de l’année. Ce document précisera à quelle échéance devra être construit le futur réacteur. Pour sa part, le président de la République a évoqué un début des travaux dans le courant de l’année 2011, ce qui rendrait possible une mise en service aux environs de 2016 ou 2017. L’implantation de la future centrale, elle, pourrait être décidée dès le début 2009.
EDF a immédiatement fait savoir qu’il était disposé à accueillir le nouvel EPR. Alors qu’il ne voyait pas, jusqu’à présent, l’utilité de construire un réacteur supplémentaire d’ici à 2020, l’électricien tricolore se dit désormais « prêt à s’engager » dans ce projet. Le groupe Suez, lui aussi, entend bien participer à cette aventure. A plusieurs reprises, le futur partenaire de Gaz de France a indiqué qu’il était prêt à investir dans le nucléaire… en particulier sur le territoire français. Cette annonce lui ouvre de nouvelles perspectives. Mais il ne devrait pas prendre de décision à ce sujet avant l’an prochain.
Au-delà du deuxième EPR, c’est un véritable discours de politique énergétique qu’a prononcé hier le chef de l’Etat, à l’aube de ce qu’il appelle « une nouvelle révolution industrielle ». Face au pétrole cher et pour lutter contre le réchauffement climatique, Nicolas Sarkozy ne voit pas « pour quelle raison il n’y aurait pas une formidable expansion du nucléaire dans le monde dans les années qui viennent ». Dans le nouveau contexte énergétique, la France occupe évidemment une place à part : « C’est le seul pays à avoir conçu un parc nucléaire aussi important et homogène, le seul grand pays à en tirer 77% de son électricité », observe le chef de l’Etat. A ses yeux, la filière nucléaire tricolore a donc « une responsabilité particulière » et se voit offrir « une opportunité exceptionnelle ».

Le nucléaire c’est très bien, mais avec les risques extrêmement importants que cela comporte.
je ne vais pas entrer dans la polémique, mais faudrait penser à réaliser des usines de production solaire (et non photovoltaïque).
On sera vernis dans le Sud avec CADARACHE et son projet ITER d’un côté et MARCOULE / TRICASTIN de l’autre…
Je ne vois pas en quoi la France aurais une quelquonque responsabilité du fait qu’elle produirait 77% (86% par d’autres sources) de son énergie…